Compte

Panier

Littérature : 4 jours sans ma mère Ramsès Kefi, tranche de vie de banlieue

L’autre jour, je tombe dans ma playlist sur « Je viens de là » de Grand Corps Malade, ça me rappelle que je voulais vous parler de ce livre, « 4 jours sans ma mère » de Ramsès Kefi.

Pour la petite, histoire je vous mets dans le contexte.

J’ai ce livre dans ma PAL depuis plusieurs mois mais pas du tout l’occasion de lire ces derniers temps.
Un jour alors que je n’en peux plus, que je pense à partir quelques jours loin de la maison, mes yeux s’arrêtent sur ce livre. C’est drôle la vie, non ? Et ça me fait sourire. Si je partais ? Mon fils n’a JAMAIS vécu une nuit sans sa mère !

Autre amusement de la vie, je trouve l’occasion de démarrer le livre, assise à côté de lui.

Je ne vais pas vous réécrire le synopsis, la 4eme de couv le fait mieux que moi.

Ce que je peux vous raconter c’est que l’histoire est géniale, entrainante. On vit les émotions avec le narrateur. Les 4 jours passent à toute vitesse et en même temps il se passe tellement de choses que par moment on a l’impression que ce ne sont pas seulement 4 jours. Il y a une sorte d’abstraction du temps, en tout cas dans ma tête lors de la lecture, et ça n’a pas d’importance tellement on est happé dans l’histoire.
Les personnages sont attachants et j’ai aimé cette lecture d’une tranche de vie de banlieue racontée par un banlieusard, sans filtre.

J’ai toujours aimé ça. Avoir une fenêtre différente de celle des grands reportages sur les banlieues. Ils sont en général soit négatifs, soit voyeuristes, soit cette espèce de fausse compassion…

Je ne viens pas de là. Mais j’ai toujours eu un regard sans jugement ;
Je ne viens pas de là mais je n’étais pas très loin non plus ;
je ne viens pas de là mais je connais le sentiment de ne pas avoir de racines ;
je ne viens pas de là mais je les écoute, je leur parle, je les observe… pas comme un JT. Non. Comme ils sont, la fameuse majorité silencieuse.

Ne pas les comprendre c’est manquer d’intérêt, d’empathie, de compréhension envers autrui. Vrai pour les habitants de banlieue comme pour des citadins ou des ruraux selon qui les regarde ! Grand malheur de l’humanité d’ailleurs ce manque d’ouverture d’esprit en général!

Ne pas les connaitre c’est être fermé et enfermé dans des à priori parce que nous avons de grandes voix pour parler de la vie de banlieue.

Alors oui il faut aimer le RAP et parfois ça pique les oreilles… mais parfois ce sont des poètes. Ecoutez bien ce qu’il nous disent du quotidien. Depuis tellement d’années ! Et leurs textes a malheureusement rarement perdu de son sens aujourd’hui. IAM NTM Kerry James et bien d’autres…

Au cinéma. « La Haine » ! Évidemment référence et chef d’œuvre mais aussi « Tout ce qui brille » !

A la télé. TF1 avait exploité le principe éducatif des Grands frères avec son émission dans les années 2000, comme si c’était une mode…

Retour en littérature. J’avais aimé cette lecture de l’intérieur aussi des années 90? 2000 ? Avec « Boumkoeur » et « Mon Nerf » de Rachid Djaïdani et « Kiffe kiffe demain » et « Du rêve pour les oufs » de Faiza Guène

Un point commun ? Le rythme de récit ! Le rythme est rapide, entrainant comme pressé. Pressé de raconter. Pressé de parler au reste du monde. Pressé d’avancer… (Alors que dans l’histoire, c’est amusant, ils nous racontent tous au moins un passage sur l’errance et l’ennui.)

Vous connaissez ? Vous avez d’autres références à me proposer ?

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *